L’intersyndicale de l’éducation a déclenché ce lundi 1er décembre 2025 une grève générale et illimitée dans les établissements scolaires du pays. La principale revendication de ses syndicalistes reste le statut particulier de l’enseignant.
Contacté ce matin par notre rédaction, Aboubacar Diesto Camara, porte-parole de l’intersyndicale est revenu sur la réunion tenue hier au siège du CNOCSG.

Aboubacar Diesto Camara, porte-parole de l’intersyndicale de l’éducation
<< Nous sommes des acteurs de la paix effectivement mais nous avons demandé quelque chose au nom des enseignants. Si le gouvernement arrive à faire une proposition, et cette proposition, nous allons la présenter aux enseignants et lorsqu’ils sont favorables, il n’y a pas de raison qu’on ne revienne pas en de meilleurs sentiments. Mais, nous avons compris que le CNOCSG n’avait pas les intentions ni les possibilités de mettre fin à cette crise. Et nous les avons invités solennellement d’aller aussi vers le gouvernement pour que la situation soit également évaluer et que très rapidement pour qu’il appelle l’intersyndicale de l’éducation devant le CNOCSG pour que quelque chose soit trouvé pour les enseignants. C’est ce qui a été dit, mais la grève reste toujours maintenue >>, a précisé le syndicaliste.
Il ajoute en énumérant quelques revendications des enseignants.
<< Vous savez, un ventre affamé n’a point d’oreille. Les enseignants ont dit il faut que nos conditions soient améliorées, il faut qu’on ait notre statut particulier, il faut qu’on sorte de la précarité, il faut qu’on ait une vie décente. Il faut également que notre statut révèle une valeur sûre et que les conditions politiques de l’enseignement soient maintenues. Alors, si nous avons demandé cela, ce n’est pas de la mer à boire. Je crois à la partie gouvernementale de faire très rapidement pour que la solution soit trouvée. Ils ont voulu ouvrir l’école le 15 septembre, nous avons dit tant que le statut n’est pas acté, on ne le fera pas. Ils ont également cherché à nous distraire et finalement, le préavis de grève est sorti, ils ont rapidement mis en place une commission de négociation. On a commencé le lundi 17 novembre 2025 à la fonction publique, mais depuis tout ça, jusqu’au 24, c’était de la distraction, c’était également de la plaisanterie, et finalement nous avons dit qu’on ne nous prend pas au sérieux. C’est dans cette union qu’on peut gagner la bataille, mais fort malheureusement, les amis du SLECG ont également affiché leur vrai visage parce que nous avons estimé que leur combat ce n’était pas pour les enseignants >>, a-t-il fustigé.
Il termine en lançant ce message à l’ensemble des enseignants de Guinée.
<< Aux enseignants de prendre leur destin en main. Vous avez demandé à ce qu’on soit traité en termes de primes à l’image des enseignants du supérieur. Donc, restez à la maison jusqu’à ce que notre réclamation soit satisfaite >>, a-t-il lancé.
Il reste à savoir si ce mot d’ordre de grève a été suivi par les enseignantes et enseignants du pays ?
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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