La forte pluie qui s’est abattue sur Conakry dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 octobre 2026 a causé des inondations au quartier Cité de l’air, dans la commune de Gbessia, en haute banlieue de la capitale.
Après un constat effectué sur place ce jeudi 29 octobre par notre rédaction, les dégâts se révèlent considérables : matelas, télévisions, téléphones, réfrigérateurs, habits et documents importants ont été mouillés par les eaux. Selon les victimes, aucun décès ni blessé n’est heureusement à déplorer. Elles imputent ce sinistre à un chantier de construction situé à proximité.
Ibrahima Sory Keïta, l’une des victimes, a expliqué les circonstances de l’inondation.

« Nous étions couchés, aux environs de 1 h 20, lorsque l’eau est entrée dans la maison. À notre réveil, tout était sous l’eau. Avant cela, j’étais allé interpeller l’ingénieur de cet étage en construction. Je lui avais demandé de ne pas fermer le caniveau, car la force de l’eau est puissante ici, mais il ne m’a pas écouté. Il m’a répondu par des arguments. Je suis ensuite allé voir le chef de secteur, l’imam et le superviseur, qui sont tous venus constater. Mais l’ingénieur a toujours insisté pour fermer le caniveau. Lorsque la pluie est tombée, le caniveau étant fermé, l’eau a débordé et s’est dirigée directement dans nos concessions. Ma télévision et les téléphones de mes enfants ont été endommagés. Heureusement, personne n’est mort ni blessé », a-t-il précisé.
Même désarroi chez Adama Bah, également victime de cette inondation. Elle affirme qu’une forte somme d’argent appartenant à son mari a été emportée par les eaux.

« J’étais couchée hier avec mes trois enfants, dont un malade, et mon mari était au travail. Quand l’eau est entrée dans la maison, j’ai crié. Ce sont des gens qui sont venus défoncer la porte. Je suis sortie en courant avec les enfants, sans chaussures. Nous avons passé la nuit chez ma grand-mère, en laissant tous nos biens ici. Toute la maison était submergée. L’argent de mon mari, 3 000 000 GNF, était couché ici ; nous n’en avons vu aucune trace. Nous demandons l’aide de l’État, surtout pour la question des ordures, car nous n’avons nulle part où jeter nos déchets », a-t-elle sollicité.
En conclusion, Ibrahima Sory Keïta a lancé un appel aux autorités.
« Nous demandons aux autorités de nous aider à construire un grand caniveau ici, afin que ce type de sinistre ne se reproduise plus », lance-t-il.
L’un des travailleurs du chantier interrogé a nié toutes les accusations formulées contre eux et a précisé que ce sont les ordures qui ont provoqué l’inondation.
Mamadou Baïlo Bah pour lumière224.com
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