De nos jours, obtenir un logement à Conakry est devenue un véritable casse-tête pour les citoyens. Ce mardi 14 octobre 2025, nous avons rencontré quelques citoyens de la capitale qui se sont exprimés par rapport à cette actualité.
Rencontré à Cosa, Djbril Bah confi avoir vécu ces difficultés lorsqu’il n’était pas marié.
<< Moi j’ai été victime de cela quand j’étais célibataire. Là, c’était très difficile pour moi de trouver un logement. Jusqu’à présent, je suis dans les logements, et à chaque fois, il y a des difficultés dans ça. À l’heure actuelle, c’est leur première condition, quand vous allez, pour un père de famille de 5 enfants, c’est très difficile pour lui de trouver une maison. Donc, il y a beaucoup de critères que les concessionnaires imposent dans leurs foyers >>, a-t-il dénoncé.
Parlant de la religion, cet autre citoyen rencontré également à Cosa précise que dans certains pays, il n’y a pas cette affaire d’être musulman ou chrétien là-bas pour faire loger quelqu’un.
<< Dire que moi je ne fais pas loger un célibataire sauf un marié, moi je ne trouve aucune importance à cela. Du côté de la religion aussi, chacun est libre de suivre sa religion. Dire que moi je suis musulman, toi tu es chrétien non ! D’abord, moi j’ai fait la Côte D’Ivoire, je suis né et grandi là-bas, mais eux ils ne demandent pas la religion pour faire loger quelqu’un. Ils cherchent seulement à savoir si tu es honnête, tu n’a pas de problème, et à la fin du mois, tu puisse payer la location régulièrement. Mais, ce qui se passe chez-nous ici vraiment, c’est compliqué. Il faudrait que les gens réfléchissent de plus >>, a-t-il lancé.
Ibrahima Bah, également citoyen souligne de son côté que les démarcheurs font parties de ceux-là qui rendent chers les loyers à Conakry. Les concessionnaires peuvent dirent 5 mois d’avance, eux ils viennent dirent au locataire 8 ou 9 mois. Donc, il leur demande de changer cela. Quant aux concessionnaires, de voir la position des gens, car, précise-t-il, c’est pas tout le monde qui a les mêmes moyens dans cette ville.
Djbril Bah conclut en lançant un message pressant à l’État guinéen.
<< Ce que je peux dire à l’État, c’est vraiment de revoir cette situation en construisant les logements sociaux pour la population. Car, s’il l’avait fait, là forcément les privées allaient se référer à eux >>, lance-t-il.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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