Samedi 28 février dernier, une guerre a éclaté entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran. Nous avons récemment eu un entretien avec le Dr Mohamed Cissé, économiste. Il nous a expliqué les répercussions de ce conflit sur les pays africains.
Pour cet économiste, ce conflit pourrait fortement impacter la question logistique.
« Les répercussions pourraient être importantes. D’un côté, il y a la question logistique qui risque d’être fortement impactée, dans la mesure où plusieurs pays producteurs sont concernés par la guerre, ce qui pourrait réduire l’approvisionnement. Il faut également rappeler qu’environ 20% du pétrole mondial transite par le détroit d’Hormuz. Cette voie stratégique pourrait être fermée ou les navires pourraient être la cible d’attaques, ce qui représente un risque logistique majeur. De l’autre côté, les primes demandées par les sociétés d’assurance pourraient être revues à la hausse. Cela entraînerait une augmentation du coût des importations, qui se répercuterait inévitablement sur les prix de vente sur le marché. Cette situation pourrait également affecter les investissements étrangers, notamment dans la distribution des produits finis, l’approvisionnement en intrants, et contribuer davantage à la cherté de la vie », a fait savoir l’économiste.
Il a poursuivi en préconisant aux pays producteurs de poursuivre leurs efforts en matière de production et de distribution.
« Au niveau national, il est important de prendre des mesures préventives afin de préserver la quiétude sociale. C’est dans ce sens que j’apprécie la communication de la SONAP. Il est également essentiel que les pays producteurs poursuivent leurs efforts en matière de production et de distribution. Quoi qu’il en soit, l’impact pourrait être palpable. Certaines entreprises spécialisées dans la gestion de la clientèle à distance ont déjà cessé leurs activités, tout comme certaines raffineries, pour des raisons sécuritaires. Cette situation constitue également une leçon pour l’Afrique. Elle montre la nécessité de renforcer le commerce intra-régional et de développer davantage d’unités de production sur le continent, afin de réduire notre dépendance vis-à-vis des produits finalisés ailleurs », a-t-il lancé.
À préciser qu’aujourd’hui, 5 mars, marque le 6e jour depuis le début de cette guerre entre ces deux puissances.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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