Au lendemain du suicide du jeune élève Mamadou Diallo, notre rédaction s’est rendue ce samedi 21 février 2026 dans son établissement scolaire pour recueillir des témoignages auprès des responsables de l’école et de ses camarades de classe.
Interrogé, Idrissa Sidibé, principal des écoles Salims, s’est dit surpris de cet acte avant d’expliquer comment l’élève se comportait au sein de l’école.

« Ça a été une surprise pour nous. C’est hier matin que nous avons appris que notre élève Mamadou Diallo s’était suicidé. Mais bien avant ce suicide, l’élève n’était pas très ponctuel à l’école. Il était avec nous l’année passée, mais il a échoué. Cette année, il a quitté l’école au mois de novembre. Néanmoins, nous avons interpellé les parents pour savoir ce qui n’allait pas. Il était à la maison – ce que nous avons appris – il ne faisait que lire le Coran et égrener le sapêlet. Mais ces derniers moments, nous ne savions pas ce qu’il faisait là-bas.
Quand il était avec nous l’année passée, il était très poli et respectueux. Il ne manquait pas l’école et il n’avait pas ces comportements. Au fait, ça a été l’une de nos inquiétudes : savoir si ce sont des soucis qui l’ont poussé à se suicider ou quoi ? En tout cas, nous ne sommes pas informés des causes exactes de son suicide, franchement. Il avait de très bons rapports avec ses amis de l’école ici. Nous tous, nous ressentons un sentiment de regret et de tristesse », a déploré le principal, avant de conseiller aux élèves de ne pas faire comme Mamadou, de rester calmes et de suivre les cours.
Mamadou Yaya Barry, élève en terminale sciences expérimentales, a de son côté livré son témoignage.

« Une fois, nous avons été informés de sa maladie. Nous sommes allés au mois de décembre lui rendre visite. Ce n’est qu’hier, vendredi, lorsqu’on suivait le cours de biologie, qu’un ami a été informé par message de sa mort. Lorsqu’il venait en classe, il s’asseyait seul, il ne parlait avec personne. Si tu l’appelais quand même, il souriait puis te répondait. Mais quand même, en classe, il n’avait pas de problème et il était sérieux envers tout le monde », a-t-il témoigné.
Pour sa part, Fatoumata Diariou Diallo, élève en terminale sciences mathématiques, a lancé un message pressant à tout le monde.

« À toute personne qui a des soucis, la mort est une solution, mais pas la bonne. Il n’y a pas un problème qui n’a pas de solution, tout problème a un remède. Il faut juste savoir communiquer et parler avec les gens. Quand tu expliques ton problème à une personne, elle pourra te donner des conseils qui te seront utiles. Et évitez d’être trop fermés », a-t-elle lancé.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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