Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat national de l’Éducation (SNE), s’est exprimé sur la nomination d’Alpha Bacar Barry à la tête du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MEN-AEF).
Pour lui, cette nomination relève du pouvoir discrétionnaire du président de la République.
« La nomination d’Alpha Bacar Barry à la tête du MEN-AEF relève du pouvoir discrétionnaire de Monsieur le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Il a sans doute estimé qu’Alpha Bacar Barry est capable de gérer ce département stratégique. Il n’est d’ailleurs pas inconnu du grand public, dans la mesure où il a déjà géré un autre département ministériel. À ce titre, nous espérons qu’il sera à la hauteur des responsabilités qui lui sont confiées. Toutefois, en tant que syndicat, notre combat demeure inchangé : nous nous battons pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, ainsi que pour la qualité de l’enseignement et des apprentissages », a précisé le secrétaire général du SNE.
Il poursuit en soulignant que la fusion de ces départements s’inscrit dans une logique de qualification du système éducatif guinéen.
« En ce qui concerne la fusion de l’enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation avec l’enseignement technique et la formation professionnelle, je pense que cette décision s’inscrit dans une logique de qualification du système éducatif guinéen, en l’adaptant davantage aux besoins du marché de l’emploi. C’est, à mon avis, une stratégie qui pourrait contribuer à la lutte contre le chômage, puisque les apprenants désireux de s’orienter vers les métiers seraient directement encadrés dans ce sens. Cependant, pour que cette réforme soit effective, il faut une bonne connaissance du terrain. C’est peut-être ce qui a motivé la nomination d’Alpha Bacar Barry. Mais au-delà des intentions, il est indispensable de mettre les moyens nécessaires à la disposition du ministère pour l’exécution de cette politique, surtout dans un contexte marqué par un manque criant d’enseignants, la faiblesse des apprentissages et des revendications syndicales qui restent, à ce jour, sans épilogue.
En tant que Syndicat national de l’Éducation, nous allons l’observer et apprécier jusqu’où il ira dans l’ouverture du dialogue avec les syndicats afin de régler les revendications des enseignants. À défaut de réponses satisfaisantes, nous prendrons nos dispositions pour que nos droits soient respectés. Nous ne serons pas tolérants face aux dérives. Nous restons vigilants et serons toujours prêts à mener le combat pour la défense de notre base », a-t-il réitéré.
Il conclut en lançant un appel à l’État guinéen. « Pour assurer la réussite de nos enfants pendant et après leur cursus scolaire, nous demandons à l’État de revaloriser le capital humain, d’investir davantage dans les élèves et de réviser le statut particulier des enseignants », a lancé M. Balamou.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
(+224) 622 677 862















