L’intersyndicale de l’éducation a tenu le week-end dernier une assemblée générale à la Bourse du Travail. Lors de cette assemblée, le secrétaire général du SNE a déclaré que le SLECG de Kadiatou Kaba était totalement exclu des travaux de l’intersyndicale.
Ce lundi 13 avril 2026, nous avons eu un entretien téléphonique avec Mohamed Bangoura, dit Roméo, responsable de la communication du SLECG, pour recueillir sa réaction face à cette sortie.
À l’entame, il a affirmé que le secrétaire du SNE, Michel Pépé Balamou, est sous le coup de l’euphorie. Il a rappelé que le SLECG est membre fondateur de l’intersyndicale de l’éducation en 2023. Donc, a-t-il ajouté, le secrétaire général ne peut pas l’exclure unilatéralement.
Concernant l’accusation de « jouer double jeu » portée contre le SLECG, M. Roméo reproche à la structure de Michel Pépé Balamou de n’avoir aucune légitimité pour convoquer une assemblée générale sans consulter le SLECG.
« Le SNE, à travers Michel Pépé Balamou, n’a aucune qualité ni compétence pour appeler à une assemblée générale sans consulter ni associer le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG). Parce que chaque structure syndicale a ses statuts et règlements intérieurs. Si une assemblée générale devait se tenir, cela devrait impérativement passer par une consultation. Donc, la FSPE, le SLECG et le SNE auraient dû s’asseoir pour discuter de la démarche à suivre et de la stratégie à adopter afin que les travaux soient accélérés. Mais nous ne pouvons pas découvrir sur les réseaux sociaux la convocation d’une assemblée générale par le SNE tout en citant le SLECG et en exigeant sa présence, comme si le SLECG était un affilié du syndicat national de l’éducation. Nous sommes nés dans la grève, nous avons évolué dans la grève, et nous avons fait nos preuves sur toute l’étendue du territoire national. Le SLECG n’est pas un mouton de Panurge, le SLECG n’est pas la propriété privée de qui que ce soit. Et dorénavant, quiconque prendra des décisions au nom du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, nous trouvera sur son chemin », a déclaré le porte-parole du SLECG.
Il a conclu en lançant un message aux enseignants communaux non retenus : « Face aux enseignants communaux non retenus, nous leur demandons de rester sereins et de ne pas accepter l’instrumentalisation et la manipulation ».
Kadiatou Baldé pour lumiere224.com
628 76 45 15















