Les commerçants du grand marché de Matoto font part de leurs difficultés à quelques jours de la célébration de l’Aïd El-Fitr 2026.

Ibrahima Barry, vendeur d’habits rencontré sur son emplacement, a indiqué que le manque d’habits pour enfants constitue la principale difficulté dans leur secteur.
« Nous pouvons dire Dieu merci, les clients viennent beaucoup. Notre seule difficulté ici, c’est qu’il y a eu un manque d’habits pour les enfants. Les parents viennent avec leurs enfants, mais ils n’en obtiennent pas. Cela nous fatigue beaucoup. Les grossistes nous disent que ça retarde au niveau du port. Nous nous arrangeons avec les clients, mais les gens souffrent, il n’y a pas d’argent », a-t-il précisé.

De son côté, El Hadj Oumar Sall, vendeur de chaussures, a exprimé sa préoccupation quant à l’amélioration de son commerce.
« Les gens viennent petit à petit, alhamdoulillah. Moi, je suis là pour la cause des enfants, et je fais ça depuis presque dix ans. Les prix varient, et ça commence à partir de 80 000 francs guinéens. À cause de ce manque de cash, les clients discutent un peu les prix. Nous demandons à l’État de nous aider afin d’améliorer notre business », a-t-il lancé.
Ibrahima Barry a renchéri en sollicitant une aide des autorités, notamment pour accélérer le débarquement des habits au port une fois le bateau accosté, afin d’éviter ces retards et de mieux vendre.
Face à ce problème de liquidité dans le pays, il serait judicieux que les autorités prennent des dispositions adaptées pour résoudre cette difficulté qui impacte presque toute la population guinéenne, surtout à l’approche de cette fête.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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