Une vidéo largement partagée ce matin sur les réseaux sociaux montre une scène de violence impliquant plusieurs collégiennes s’en prenant physiquement à l’une de leurs camarades, qu’elles accusent de mensonge. Les images, particulièrement choquantes, ont rapidement suscité une vague d’indignation au sein de l’opinion publique.
Réagissant à cette affaire, Mamadou Aliou Diallo, étudiant en droit à l’UGLC-SC, indique avoir consulté le Code pénal guinéen en vigueur (Loi n°2016/059/AN) afin d’éclairer l’opinion sur les conséquences juridiques de tels actes.
Selon lui, la législation guinéenne est sans ambiguïté : les violences volontaires, coups et blessures sont punis par la loi, même en l’absence de blessures visibles. Le simple fait de frapper une personne constitue une infraction, conformément à l’article 239.
Il précise également que lorsque ces violences entraînent une incapacité de travail, même temporaire, les sanctions deviennent plus lourdes (article 241). Si elles causent des blessures graves ou une infirmité permanente, elles peuvent être qualifiées de crimes sévèrement réprimés (article 242).
« Ces règles s’appliquent à chaque personne impliquée, même lorsque les faits sont commis en groupe », rappelle-t-il.
L’étudiant souligne, en outre, que le caractère répété, organisé, collectif, et commis sur une personne sans défense constitue une circonstance aggravante aux yeux de la loi.
Par ailleurs, la diffusion de la vidéo, au-delà de la violence physique, ajoute une dimension psychologique grave, susceptible de provoquer des traumatismes durables chez la victime.
Enfin, Mamadou Aliou Diallo rappelle que l’absence de plainte de la victime n’empêche nullement la justice d’agir :
« Les violences physiques peuvent être poursuivies d’office par le procureur. Ce qui est montré dans ces vidéos n’est ni un jeu ni un divertissement, mais un délit, voire un crime, selon la gravité des conséquences. »
Ousmane Camara















