L’élevage présente de nombreux avantages économiques. Toutefois, à Coyah, les acteurs du secteur rencontrés affirment être confrontés à d’énormes difficultés dans l’exercice de leur métier. Entre les coûts élevés du transport du bétail, les tracasseries routières et le manque d’un espace approprié pour accueillir les animaux, ces professionnels lancent un appel aux autorités.
Alpha Oumar Sow, éleveur et vendeur de bétail à Coyah, a expliqué les difficultés auxquelles les professionnels du secteur sont confrontés.

« Nous remercions le Bon Dieu pour sa grâce. Le métier de l’élevage présente beaucoup d’avantages, mais nous rencontrons également d’énormes difficultés. Certains d’entre nous vont chercher des bêtes jusqu’en Sierra Leone. Cependant, le transport coûte très cher. À chaque barrage ou à chaque frontière, nous sommes obligés de payer de l’argent, même lorsque nous disposons des documents nécessaires. Pour une seule bête, nous pouvons dépenser jusqu’à 600 000 francs guinéens, sans compter son prix d’achat. Nous demandons aux autorités de nous aider à faciliter le transport du bétail », a-t-il demandé.
Même constat chez Yamoussa Diallo, également vendeur et éleveur de bétail à Coyah. Il déplore le manque d’un espace adapté à ses activités.

« J’ai commencé à revendre du bétail à Conakry. Aujourd’hui, je suis à Coyah pour la même activité. Mais ici, nous manquons d’espace. Nous n’avons pas d’endroit fixe pour exercer notre métier. Au moment où je vous parle, nous occupons une propriété privée qui appartient à quelqu’un d’autre, et nous y rencontrons beaucoup de difficultés. Nous invitons les autorités à nous venir en aide afin qu’une solution soit trouvée à cette situation », sollicite-t-il.
Pour sa part, Nouhan Dramé, également actif dans le secteur de l’élevage, souligne les difficultés liées au transport des animaux et insiste sur la nécessité de disposer d’un emplacement approprié.
« Nous rencontrons beaucoup de difficultés dans ce métier à Coyah, surtout lors des déplacements pour aller chercher du bétail dans certaines régions. Sur le trajet du retour, certains animaux meurent. Nous demandons donc aux autorités de nous aider à trouver un espace où nous pourrons garder nos bêtes. Un monsieur a eu la gentillesse de nous laisser occuper cet endroit en attendant, mais l’espace est très restreint, aussi bien pour les animaux que pour nous-mêmes », a-t-il ajouté.

Face à ces nombreuses difficultés, les vendeurs et éleveurs de bétail de Coyah sollicitent l’accompagnement des autorités compétentes. Ils espèrent notamment bénéficier d’un espace aménagé pour leurs activités et de meilleures conditions de transport, afin de contribuer davantage au développement du secteur de l’élevage.

Depuis Coyah, Mariame Sow pour lumiere224.com
















