Les enseignants guinéens ont célébré, en différé, ce samedi 24 octobre 2026, la Journée mondiale de l’enseignant. La cérémonie s’est tenue au siège du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), à Dixinn, dans la commune du même nom.
Dans son discours, Kadiatou Bah, secrétaire générale du SLECG, a formulé plusieurs exigences à l’endroit du gouvernement.

« Nous demandons que le processus de révision engagé entre le gouvernement et les organisations syndicales aboutisse à un texte consensuel, applicable et respectueux des intérêts des travailleurs de l’éducation. Les travaux de révision du statut ont effectivement été engagés dans le cadre de la commission associant le gouvernement et les représentants syndicaux. Notre deuxième exigence est très claire : le respect intégral des engagements pris dans le protocole d’accord de janvier 2020. Nous ne demandons pas l’impossible. Nous demandons simplement que les engagements librement négociés et signés soient respectés. Le syndicat considère que la confiance entre les partenaires sociaux repose sur un principe essentiel : la parole donnée doit être suivie des faits. Nous appelons donc à la mise en place d’un mécanisme permanent de suivi permettant de faire périodiquement le point sur chaque engagement. L’enseignant est un travailleur. Il doit vivre dignement du fruit de son travail. Nous demandons donc la poursuite des efforts de révalorisation de la rémunération des enseignants, afin de tenir compte du coût de la vie et des responsabilités qui leur sont confiées. Nous demandons également la régularisation des situations administratives ayant une incidence sur la rémunération, telles que les échelons, les indices, le reclassement, l’avancement, les actes administratifs, les primes et les indemnités régulièrement dues. Même l’enseignant qui travaille doit être payé », a exigé la secrétaire générale du SLECG.
De son côté, Abdoulaye Camara, secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), a rappelé les principales priorités de son organisation aux autorités éducatives du pays.

« À l’issue des réflexions et des consultations menées sur le terrain, l’USTG se tient fermement aux côtés des syndicats de l’éducation pour porter les revendications légitimes du secteur. Nous réitérons au gouvernement et aux autorités éducatives nos priorités : l’amélioration substantielle du pouvoir d’achat des enseignants par la révalorisation des grilles indiciaires, des primes de technicité et de logement ; ainsi que la prise en charge sanitaire et la protection sociale effective pour l’ensemble des personnels de l’éducation et leurs familles », a-t-il rappelé.

Pour sa part, Ansa Diawara, représentant la ministre de l’Éducation, a souligné que le métier d’enseignant n’a pas de prix. Il a invité les enseignants à œuvrer pour faire de la Guinée une nation développée et épanouie grâce à l’éducation.

En conclusion, Kadiatou Bah a sollicité des autorités éducatives la fourniture de tables-bancs dans les classes, l’installation de toilettes dignes de ce nom, ainsi que l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants en situation de classe.
Mamadou Baïlo Bah pour lumière224.com
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