L’année scolaire 2026-2027 vient de démarrer, mais le collège de Saramoussaya-Centre, situé à 85 kilomètres de la région administrative de Mamou, fait déjà face à un manque criard d’enseignants. L’établissement est également vétuste et a besoin d’une rénovation totale, notamment de la construction de toilettes modernes et d’une clôture.
Joint au téléphone vendredi 16 octobre 2026, Alphonse Komano, professeur de français dans ledit collège, où il intervient en 9e et 10e années, a décrit la situation actuelle de l’établissement.

« La situation de l’école de Saramoussaya-Centre est très préoccupante, dans la mesure où nous n’avons pas tous les enseignants. Cette situation contraint certains de nos élèves à quitter notre établissement pour rejoindre d’autres. D’autres abandonnent même leurs études à mi-chemin, à cause de cette situation lamentable et paradoxale. Notre principal, Amadou N’Diaye, est souffrant et se trouve auprès de sa famille à Kindia depuis janvier dernier pour se faire soigner. Le collège est actuellement géré par un seul responsable, monsieur Ibrahima Sory Diallo. Au-delà de la direction, il assure également les cours de chimie et de biologie dans toutes les classes du collège. C’est une lourde tâche pour lui », a-t-il expliqué.

Il a ensuite souligné le besoin urgent de renforts.
« Le besoin en enseignants est énorme. Sur neuf enseignants programmés, nous ne sommes que cinq sur le terrain : quatre titulaires et un contractuel géré par la mairie locale. Nous avons besoin d’un professeur de physique, d’un professeur d’histoire-géographie et d’un professeur d’éducation civique et morale (ECM) », a-t-il fait savoir.

Côté infrastructures, l’enseignant précise que le collège de Saramoussaya-Centre a besoin d’une rénovation complète, notamment d’une clôture et de toilettes dignes de ce nom. Selon lui, les installations actuelles sont complètement délabrées.
En conclusion, Alphonse Komano a lancé un appel pressant aux autorités éducatives.
« L’appel que je lance aux autorités éducatives, c’est de prendre notre inquiétude à bras-le-corps, en nous aidant à obtenir les enseignants manquants et à construire la clôture de l’école », a-t-il lancé.
Après le concours de recrutement de 6 000 enseignants annoncé par le gouvernement, il serait judicieux de penser à cette localité, qui a besoin de renforcer son personnel d’encadrement.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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