Les parents d’élèves s’activent progressivement pour s’approvisionner en fournitures scolaires avant la rentrée des classes, prévue le 5 octobre 2026.
Dans les ateliers de couture, l’affluence est bel et bien au rendez-vous, selon les tailleurs rencontrés.
Trouvée dans son atelier situé à Béhanzin, Mafoudia Camara, tailleure de profession, indique que les parents se pressent pour faire confectionner les tenues de leurs enfants.

« C’est un peu difficile, mais nous sommes là, alhamdoulillah. Nous cousons tout : tenues scolaires comme habits ordinaires. Si les clients viennent, on discute le prix jusqu’à ce qu’on s’entende. Les parents viennent en nombre pour faire coudre la tenue de leurs enfants. Côté difficultés, nous en avons assez. Non seulement ils ont diminué notre atelier, c’était chambre et salon, mais en plus, nous manquons de machines », a-t-elle expliqué.
Même constat chez Nouhan Koné, également tailleur, qui évoque par ailleurs certaines difficultés rencontrées avec les clients.

« Les parents se préparent petit à petit, mais le temps n’est pas facile. S’il n’y a pas d’argent, il y aura forcément des difficultés avec les clients. Même si tu as l’habitude de coudre un complet à 60 000 ou 70 000 francs, s’ils viennent te dire “laisse-moi à 50 000, 40 000”, et si tu les connais, il faudra donc accepter ce prix », a-t-il indiqué.
Mafoudia Camara a conclu en exhortant ses camarades tailleures à redoubler d’efforts afin de pouvoir, elles aussi, subvenir à certains de leurs besoins malgré les contraintes du moment.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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