À notre confrère Ousmane Diallo, journaliste au sein du média en ligne lampadaireinfo.com. Ces mots se veulent bien plus qu’un simple message de soutien : ils traduisent l’expression d’une solidarité profonde, presque instinctive, qui unit celles et ceux qui ont choisi le journalisme comme vocation.
Car derrière chaque article publié, chaque reportage diffusé, il y a un engagement humain souvent invisible, mais constant. Être journaliste, ce n’est pas seulement relater les faits ; c’est accepter d’évoluer dans des environnements imprévisibles, parfois hostiles, où le devoir d’informer prime sur le confort personnel.
C’est dans cet esprit de dévouement que tu as été victime d’un accident de la circulation, alors même que tu accomplissais ta mission. Cet événement, aussi brutal qu’inattendu, vient rappeler une réalité trop souvent négligée : la vulnérabilité des professionnels de l’information.
Sur le terrain, les risques ne sont pas toujours spectaculaires, mais ils sont bien réels. Ils se nichent dans les déplacements, dans les conditions de travail précaires, dans l’urgence permanente qui caractérise ce métier.
La fracture dont tu souffres aujourd’hui n’est pas seulement une blessure physique ; elle symbolise aussi les sacrifices silencieux consentis par de nombreux journalistes. Dans une société où l’accès à l’information est devenu un droit fondamental, il est essentiel de reconnaître à sa juste valeur le rôle de celles et ceux qui en sont les artisans.
Pourtant, combien d’entre eux exercent sans protection adéquate, sans couverture sociale solide, exposés aux aléas du quotidien ? Cette situation interpelle et appelle à une réflexion collective sur les conditions d’exercice du journalisme, notamment dans nos contextes.
En cette période de convalescence, je t’adresse mes vœux sincères de prompt rétablissement. Puisse cette épreuve être de courte durée et marquer le début d’un retour encore plus fort à l’exercice de ta passion.
MAIS AU-DELÀ DE TON CAS INDIVIDUEL, cette tribune est aussi une pensée adressée à tous les journalistes immobilisés, affaiblis ou éprouvés dans l’exercice de leur métier.
Puisse Allah leur accorder guérison, protection et persévérance. Puisse également la profession, dans son ensemble, continuer à faire preuve de cette solidarité discrète mais essentielle qui la caractérise.
Car être journaliste, au fond, ce n’est pas seulement informer. C’est appartenir à une communauté soudée par des valeurs communes : la vérité, le courage et le sens du devoir. Et dans l’épreuve, plus que jamais, ces valeurs doivent nous rassembler.
Par Mamadi Berete
















