Lors d’un récent point de presse, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a apporté des précisions sur le processus de recrutement des nouveaux agents de l’État.
Suite à ces déclarations, un enseignant volontaire en service depuis cinq ans dans la préfecture de Kankan n’a pas tardé à réagir.
Bandjou Touré, enseignant volontaire au lycée-collège Mariamagbè Kaba de Karfamoriah, estime que cette initiative ne devrait pas concerner uniquement les diplômés de l’USSEG ou de l’ENI.
« Franchement, je ne suis pas content de la sortie du ministre de la Modernisation, en disant que c’est seulement ceux de l’USSEG et de l’ENI qui sont concernés par ce concours. Pourquoi pas nous, enseignants volontaires en situation de classe depuis 2021 ? », s’interroge-t-il.
Selon lui, cette orientation risque de renforcer l’idée que « les universités guinéennes forment des chômeurs ». « L’enseignement, c’est une question de détermination, de courage et d’amour du métier. Beaucoup d’enseignants aujourd’hui ne sont pas sortis de l’USSEG. Alors, quelle est la transparence dans ce processus ? », ajoute-t-il.

Bandjou Touré lance un appel pressant au ministre Faya François Bourouno. « Je souhaiterais humblement que le ministre revoie ce processus de recrutement, en donnant la chance à tous les diplômés intéressés de postuler, pour une réelle égalité des chances. Car nous voudrions vraiment servir la nation », a-t-il déclaré.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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