Les femmes vendeuses du marché Cité‑Enco 5 ont battu le pavé ce mardi 18 août 2026. Massivement descendues sur la route, elles dénoncent la cherté des emplacements.
Munies de bols et de casseroles, elles scandent des slogans hostiles au maire de la commune de Matoto et aux responsables d’Électricité de Guinée (EDG), tels que « L’électricité est insuffisante » et « Nous sommes fatiguées des mensonges ».
Fatoumata Doumbouya, l’une des manifestantes, affirme que certaines paient jusqu’à 1 500 000 GNF pour leur emplacement.

« Nos places sont trop chères. Nous payons 1 000 000, 1 500 000 francs guinéens. Nos maris ne travaillent pas, c’est ici que nous nourrissons nos enfants. Et bientôt l’ouverture des classes : avec cette situation, comment s’en sortir ? » s’est‑elle interrogée.
Elle a précisé qu’aucune manifestante n’a été arrêtée depuis le matin et qu’il n’y a pas eu d’usage de gaz lacrymogène pour l’instant.

Au moment de la mise en ligne de cet article, aucune autorité ne s’était présentée sur les lieux ; seules les forces de l’ordre encadrent les manifestantes.

Pour l’heure, la route est complètement bloquée par les femmes, et les véhicules tentent de faire demi‑tour.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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