À la plage de Gbessia-Russia, dans la commune de Gbessia, Houssaïnatou Touré cherche quotidiennement de quoi subvenir à ses besoins. Sur place, cette sexagénaire achète des sachets plastiques ramassés par des jeunes aux abords de la mer, avant de les revendre à des sociétés de transformation.
Souhaitant exprimer ses préoccupations à notre micro, elle a confié qu’elle exerce cette activité afin de subvenir aux besoins de sa famille.

« Ce sont les Blancs qui ont besoin de ces plastiques. Nous les achetons auprès des jeunes, puis nous les revendons. Ensuite, ils sont transformés dans les usines. Nous faisons ce travail pour nourrir nos enfants, parce qu’en ce moment, la vie n’est pas facile. Nous l’exerçons également pour éviter que nos enfants deviennent des délinquants ou partent mourir en Méditerranée », a-t-elle indiqué.
Poursuivant son intervention, elle a expliqué les conditions d’achat et de revente de ces déchets plastiques au kilogramme.
« Lorsque j’envoie ces plastiques à l’usine, à mon retour, après deux jours, je peux dire alhamdoulillah. Ici, nous achetons le kilogramme à 1 000 francs guinéens, puis nous le revendons ailleurs entre 2 500 et 3 000 francs guinéens. Si nous parvenons à réunir 3 à 4 tonnes, le revenu peut atteindre entre un et deux millions de francs guinéens », a-t-elle fait savoir.

En conclusion, elle a lancé un appel au président de la République.
« Nous demandons au président Mamadi Doumbouya de nous aider. Nous aussi, nous voulons quitter cette mer et cette fraîcheur. Nous, les mères de famille, souffrons énormément », a-t-elle lancé.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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