Dans les grandes salles où se dessinent les politiques économiques du continent africain, une voix guinéenne s’est fait entendre. Celle de Hawa Diallo, spécialiste en data et intelligence artificielle, invitée à la 58e session de la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies à Tanger, au Maroc.
Pendant une semaine, du 28 mars au 3 avril 2026, la jeune professionnelle a pris part aux travaux du Symposium continental de la jeunesse, aux événements parallèles, à la Foire aux connaissances ainsi qu’au segment ministériel. Une immersion au cœur d’un rendez-vous stratégique qui a réuni ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, experts onusiens et innovateurs venus de toute l’Afrique.
Au centre des échanges cette année ; l’innovation comme levier de transformation économique, avec un accent particulier sur l’exploitation des données et des technologies de pointe.
Un thème en parfaite adéquation avec le parcours de Hawa Diallo.
Spécialiste de la gouvernance des données, un domaine encore émergent en Guinée mais crucial à l’échelle mondiale, elle s’intéresse aux enjeux liés au contrôle et à l’utilisation des données africaines. Qui conçoit les algorithmes qui influencent les systèmes de santé, les services financiers ou les administrations publiques ? Une problématique désormais incontournable dans les débats sur la souveraineté numérique du continent.
Co-fondatrice de la plateforme KMAI, qui facilite la connexion entre entrepreneurs africains et investisseurs européens, Hawa Diallo s’inscrit dans une dynamique d’innovation tournée vers l’impact.
Au-delà de son engagement professionnel, elle porte également une mission de transmission. À travers REXADECO, l’organisation qu’elle a fondée, elle contribue à la formation des jeunes aux compétences numériques, un enjeu clé pour l’avenir de la Guinée et de l’Afrique.
Son parcours illustre une réalité en pleine évolution : les métiers du numérique ne se limitent plus aux entreprises technologiques. Ils ouvrent désormais les portes des institutions internationales et des espaces de décision stratégique.
À Tanger, un constat s’impose : la nouvelle génération africaine, formée aux technologies et à la data, ne se contente plus d’observer. Elle participe activement à la construction des politiques publiques et à la transformation économique du continent.
La rédaction










