À l’issue d’une assemblée générale tenue ce samedi 11 avril 2026 à la Bourse du Travail, des décisions importantes ont été prises par les enseignants, les fédérations et les sections syndicales. Ces derniers dénoncent la mauvaise foi du gouvernement dans l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026.
Parmi les résolutions finales figure l’exclusion totale du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) des travaux de l’intersyndicale de l’éducation, a indiqué Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE.

michel pépé balamou, secrétaire général du SNE
« Nous avons compris que le SLECG joue un double jeu. Nos camarades du SLECG ne défendent plus les intérêts moraux et matériels des enseignants. Ils s’associent plutôt au gouvernement pour maintenir les enseignants dans la précarité. Nous avons donc décidé de poursuivre le combat sans eux », a déclaré le secrétaire général du SNE.
Un délai moratoire de cinq jours est accordé au gouvernement, du lundi 13 au vendredi 17 avril 2026, afin de satisfaire leurs revendications.
« Si rien n’est fait d’ici le vendredi 17 avril 2026, nous nous retrouverons ici même, à la Bourse du Travail, pour une assemblée générale extraordinaire qui annoncera le déclenchement d’une grève générale et illimitée sur toute l’étendue du territoire national. Cette grève concernera aussi bien les écoles publiques que privées », a précisé le secrétaire.
Michel Pépé Balamou a insisté sur le fait que rien ni personne n’empêchera la tenue de cette grève une fois déclenchée.
« Ce combat, nous ne l’avons pas commencé aujourd’hui. Nous n’aurons plus besoin de préavis ni d’avis de grève, puisque la grève avait simplement été suspendue. Par conséquent, personne ne pourra nous empêcher de la mener, pas même le SLECG, qui est aujourd’hui en train de tromper le gouvernement. »
Le secrétaire général du SNE a toutefois souligné que le gouvernement devrait prendre en compte la situation du pays, notamment marquée par l’organisation prochaine du double scrutin, afin de désamorcer cette crise.
Pour rappel, le protocole d’accord du 3 janvier 2026 exigeait la reprise, dès février 2026, de la révision du statut particulier de l’Éducation, avec la mise en place de trois commissions techniques : une première commission chargée du traitement des listes des enseignants contractuels pour leur intégration à la fonction publique ; une deuxième chargée d’examiner les actes de nomination pour l’attribution des primes de fonction ; une troisième chargée de la finalisation du projet de statut particulier de l’Éducation.
Si rien n’est fait d’ici le 17 avril, l’intersyndicale (FSPE-SNE) n’hésitera pas à déclencher, le lundi 20 avril 2026, une grève générale et illimitée sur l’ensemble du territoire national, selon Michel Pépé Balamou.
Kadiatou Baldé pour lumiere224.com
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