L’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) a organisé, ce jeudi 14 mai 2026, une conférence de presse à la Maison de la Presse de Guinée, sous le thème : « La présentation de son étude sur le fonctionnement de la chaîne pénale en Guinée ».
À la sortie de la salle, Mamadou Malal Diallo, consultant national, a résumé l’étude menée.

« En réalité, nous avons, pour chaque acteur de la chaîne pénale, ressorti quelques dysfonctionnements. Et qui parle de dysfonctionnements doit être à même de reconnaître les faits intéressants qui sont intervenus lors de cette étude. Parce que tout n’est pas mauvais dans ce qui se passe depuis la réforme des textes en 2016, même dix ans après leur mise en œuvre. C’est sûr qu’il y a des choses qui vont bien. Mais il y a toujours des difficultés. La preuve en est que, comme je l’ai mentionné dans l’étude en 2014, le procureur général près la Cour d’appel de Conakry avait fait libérer huit (8) personnes qui étaient détenues depuis 16 ans à la Maison centrale. Ils n’avaient été ni présentés à un juge d’instruction, ni jugés. Donc ça, c’est un caractère flagrant de ces dysfonctionnements. J’ai évoqué le cas du jeune qui avait reçu deux balles et qui a adressé deux plaintes : il n’y a pas eu de suite. Donc ça aussi, c’est un caractère de dysfonctionnements qui est constaté. Est-ce que les OPJ ont bien fait leur travail ? Ça laisse à désirer », s’est interrogé le consultant.
Il a poursuivi en parlant des recommandations formulées aux autorités.
« Mais ce qui est intéressant, c’est que nous avons fait une liste de recommandations avec des actions à entreprendre. C’est-à-dire qu’il y a 13 recommandations au total. Et chaque recommandation comporte au moins 4 ou 5 activités qui permettent leur mise en œuvre. Parce que souvent, la grande difficulté des choses, c’est que vous faites des recommandations, mais vous n’expliquez pas comment les mettre en œuvre. Nous avons pris l’attitude de faire en sorte que ceux qui vont être chargés de faire le plaidoyer au niveau des autorités concernées pourront éventuellement faciliter ou baliser la route pour ces autorités-là à la fin de la mise en œuvre de ces recommandations », a fait savoir le consultant.

Maître Alpha Amadou DS Bah, président de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH), a ajouté de son côté qu’aujourd’hui, cette étude va permettre un changement de paradigme au niveau du gouvernement pour que l’aide juridictionnelle soit opérationnelle.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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