Dans quelques jours, les fidèles musulmans de Guinée célébreront la fête de Ramadan (Aïd El-Fitr).
Ce lundi 16 mars 2026, notre rédaction est allée à la rencontre des coiffeuses et coiffeurs pour constater l’état des préparatifs de cette fête dans les salons de coiffure.
Fatoumata Camara, travailleuse dans un salon de coiffure pour femmes à Yimbaya Prémarance, a fait savoir qu’il n’y a pas d’affluence de la clientèle au sein de leur salon.

« Nous nous préparons très bien ici, mais il n’y a pas d’affluence au niveau des clients. Depuis que nous avons ouvert notre salon le 25e jour du Ramadan jusqu’à présent, nous n’avons pas reçu la première cliente. Nous avons l’habitude d’avoir des clientes, mais cette fois-ci, nous ne savons pas ce qui se passe. Certainement, c’est le problème de liquidité, parce qu’à l’heure actuelle, l’argent est dans les comptes. Si tu as 100 000, pour faire sortir cela, il faut le faire en tranches de 25 000-25 000 », a-t-elle déploré.
Même cri de cœur chez cette coiffeuse, Mariame Camara, qui dit ne rien comprendre par rapport aux préparatifs de cette année.

« Vraiment, nous ne comprenons rien cette année côté préparatifs de la fête. Nous avons l’habitude de sortir le 20e jour du Ramadan, mais cette année, il n’y a pas d’argent ni de clients, il n’y a rien », a-t-elle indiqué.
Cette autre coiffeuse, Rouguiatou Keïra, rencontrée à Yimbaya, a laissé entendre que la fête de l’année précédente est totalement différente de celle-ci.

« Pour cette fête-là, c’est totalement différent par rapport aux fêtes précédentes. Il reste combien de jours avant la fête, le salon est ouvert, mais nous ne voyons personne. Et pourtant, nous avons du courant à payer, l’eau, l’impôt, mais nous ne travaillons pas. Ça devient vraiment compliqué pour nous. Il y a manque de cash dans le pays, et nous ne voyons même pas de clients, c’est ça le problème », dénonce-t-elle.
De son côté, Oumar Diallo, gérant d’un salon de coiffure pour hommes à Matoto, espère un engouement de la clientèle d’ici la fête.

« Pour le moment, il n’y a pas tellement d’affluence. Néanmoins, nous attendons les clients pour mieux les accueillir. Nous espérons quand même une amélioration d’ici la fête. Je demande aux jeunes d’avoir le courage de venir travailler avec nous pour au moins satisfaire leurs besoins », a-t-il lancé.
En conclusion, Fatoumata Camara a demandé aux autorités de les aider, surtout pour ce problème de retrait. Parce que, martèle-t-elle, les gens sont très inquiets pour savoir comment se préparer à l’approche de cette fête de Ramadan.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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