Après avoir été déguerpies de la gare, les femmes vendeuses du marché Coronthie affirment être confrontées à de nombreuses difficultés sur leur emplacement actuel, situé en bordure de route, à Coronthie (Kaloum).
Ce jeudi 30 juillet 2026, notre rédaction les a rencontrées. Elles ont confié être parfois victimes de vol de leurs marchandises.
Fatoumata Bougar Camara, vendeuse de feuilles, déplore l’absence de sécurité sur leur nouveau site.

« Nous sommes installées au niveau des rails ici, mais nous ne savons pas jusqu’à quand nous allons rester. On nous avait proposé un endroit, mais nous n’avons pas bien compris. Là où nous sommes actuellement, il n’y a pas de sécurité. Nos marchandises passent la nuit ici et des personnes mal intentionnées viennent les voler. Concernant les prix des condiments, on peut dire qu’actuellement, alhamdoulillah, ça varie. Par exemple, les gombos se vendent parfois trois à 1 000 francs guinéens. Pendant le Ramadan, un gombo pouvait coûter jusqu’à 2 000 GNF. Les feuilles de patate, que nous achetions auparavant à 50 000 GNF les trois tas, sont maintenant à 20 000 GNF. En détail, nous revendons un tas à 5 000 GNF. Les clients viennent petit à petit », a-t-elle expliqué.
De son côté, Fatoumata Sylla, vendeuse de riz, est revenue sur les conditions de leur déguerpissement à la gare.

« Nous sommes ici par manque de choix. Là où nous avons été déguerpies ne nous convenait pas. Ils sont venus brusquement avec des machines et ont détruit nos marchandises. Moi-même, ce jour-là, des voleurs ont emporté tous mes produits. Ils nous ont énormément fatiguées. Ils auraient dû nous laisser là-bas au moins jusqu’à la fin de la saison des pluies. Beaucoup de choses ont été détruites ce jour-là et nous ne savons toujours pas ce qu’ils comptent faire de cet espace », a-t-elle déclaré.
Elle lance également un appel aux autorités compétentes.
« Nous leur demandons de nous aider à chasser les personnes mal intentionnées d’ici. Nous sollicitons humblement le président Mamadi Doumbouya pour nous permettre de retourner à notre ancien emplacement, car c’est là-bas qui nous convient », a-t-elle lancé.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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