Excellence Monsieur le Président de la République, Mamadi Doumbouya, Nous, journalistes des médias privés, prenons aujourd’hui la plume avec le cœur lourd, mais avec l’espoir d’être entendus. Nous vous adressons cette lettre pour vous faire part de nos souffrances, de nos difficultés quotidiennes et des conditions précaires dans lesquelles de nombreux journalistes des médias privés exercent leur métier.
Derrière les micros, les caméras, les reportages et les journaux télévisés, il y a des femmes et des hommes qui se battent chaque jour pour informer la population. Pourtant, beaucoup d’entre nous vivent dans des conditions difficiles, parfois dans le silence et l’indifférence.
Monsieur le Président, nous sommes les voix de ceux qui n’ont pas toujours la possibilité de se faire entendre. Nous parcourons les villes, les quartiers, les villages, les routes et les lieux de travail pour raconter la réalité de nos concitoyens Mais qui raconte notre propre souffrance ?
Nous espérons que notre appel ne restera pas lettre morte. Nous souhaitons que vous accordiez une attention particulière à la situation de nous les journalistes évoluant dans les médias privés et que des mesures concrètes soient prises pour améliorer nos conditions de vie et de travail.
Monsieur le Président, lorsque le journaliste souffre, c’est aussi la voix du peuple qui souffre. Lorsque le journaliste est privé de moyens, c’est l’information de toute une nation qui se trouve fragilisée.
Dans l’espoir d’une réponse favorable à nos préoccupations, nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.
Fait à Conakry, le 29 septembre 2026.
Par Mouctar Camara journaliste au GROUPE ÉVASION GUINÉE.
Tel: 622128278















