La perturbation du courant électrique n’affecte pas seulement les ménages de Conakry : les ouvriers-soudeurs rencontrent eux aussi d’importantes difficultés liées au manque d’électricité.
Rencontré mardi 8 septembre 2026 dans son atelier à Gbessia, Cité de l’Air, Mohamed Fofana, soudeur, a regretté l’absence de courant qui les empêche de travailler, alors même qu’ils disposent de contrats.

« Là où nous sommes, c’est l’affaire du courant qui nous fatigue. Nous avons du travail, mais il n’y a pas de courant. S’il part le matin, il revient à midi, parfois seulement le soir. Certains clients sont pressés ; nous sommes obligés de travailler la nuit. À l’heure actuelle, tout le monde souffre à cause de cette situation. Partout dans les quartiers, il n’y a pas de courant. Nous travaillons grâce à l’électricité, c’est ainsi que nous gagnons notre vie. Mais s’il n’y a pas de courant, comment pouvons‑nous subvenir à nos besoins ? » s’interroge-t-il.
Il ajoute : « C’est un travail qui existe, mais nous ne pouvons pas l’exercer. Parfois, nous restons toute la journée sans rien faire. Certains d’entre nous viennent de loin ; moi, je viens de 36. Si tu viens et que tu restes sans travailler, ce n’est‑ce pas du gaspillage de transport ? Quand un client te confie un travail, il ne regarde pas le courant, il veut juste son travail fini. » Il précise qu’à l’heure actuelle, ils n’arrivent même plus à couvrir leurs dépenses.
Il a conclu en sollicitant l’intervention du chef de l’État afin que la population bénéficie d’une fourniture d’électricité régulière : « Le peuple souffre, surtout nous, les ouvriers. »
Il serait souhaitable que des mesures adéquates soient prises par les autorités pour résoudre ce problème d’électricité qui touche une grande partie de la population de Conakry.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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