Les tronçons Cosa–Morikantéyah et Cosa–Bantounka sont dans un état de dégradation avancée. Ce jeudi 23 juillet 2026, notre rédaction a constaté l’ampleur des dégâts sur ces axes. Tout le long de ces routes, des nids-de-poule et des eaux stagnantes empêchent la libre circulation des usagers.
Rencontré près de leur base, à proximité de la plaque Cellcom, le conducteur de taxi-moto Mamadou Bah a expliqué les difficultés qu’ils affrontent quotidiennement sur le tronçon Cosa–Morikantéyah.

« Quand il pleut, si l’on veut se rendre à l’UNC, par exemple, il faut contourner jusqu’au stade de Nongo. Nous prenons un énorme risque ici. Imaginez que les eaux emportent une moto qui ne vous appartient pas, ou même un taxi-moto : comment allons-nous justifier cela ? Nous sommes parfois obligés d’augmenter le prix du transport, parce qu’à cause de 5 000 GNF, on peut endommager sa moto. Et dès que nous augmentons les tarifs, les citoyens se plaignent encore. Il n’y a pas longtemps, la moto d’un ami a failli être emportée par les eaux. Pour la route de Démoudoula, n’en parlons même pas. Tout à l’heure, j’ai refusé un passager qui voulait s’y rendre, tellement la route est impraticable. Nous demandons à l’État de jeter un regard sur notre souffrance », a-t-il lancé.
Mamadou Djan Diallo, chauffeur de taxi, indique que la route est dégradée depuis plusieurs années.

« Je suis chauffeur sur ce tronçon depuis 2018 et, depuis cette date, la route est restée dans un état de dégradation avancée. Comme l’a dit le représentant du syndicat, c’est nous qui mettons souvent des cailloux ou des sacs pour pouvoir circuler. Mais aujourd’hui, la route est presque impraticable. D’ailleurs, ces cailloux accélèrent aussi la détérioration des portions où il reste encore du goudron. Beaucoup d’entre nous ne travaillent plus régulièrement, car plusieurs véhicules sont immobilisés en garage à cause des pannes. La situation est encore plus difficile pendant la saison des pluies. Les routes de Fofanaya et de Démoudoula rencontrent également les mêmes problèmes. Nous payons les taxes, les vignettes et toutes les autres redevances. En retour, nous estimons que les autorités devraient nous garantir une route praticable », a-t-il déclaré.
De son côté, Mamadou Lamarana Barry, représentant du syndicat des transporteurs, affirme avoir multiplié les démarches pour attirer l’attention des autorités, sans résultat pour l’instant.

« Cette route est dégradée depuis très longtemps. Nous avons multiplié les démarches pour attirer l’attention des autorités, mais jusqu’à présent aucune suite favorable n’a été donnée. Des médias en ont également parlé à plusieurs reprises, nous avons dénoncé la situation, lancé des appels, mais rien n’a changé. Avant, c’est nous-mêmes qui mettions des cailloux concassés pour faciliter un peu le passage. Si vous venez ici le matin, vous constaterez d’importants embouteillages. Ce n’est pas parce qu’il y a trop de véhicules, mais à cause du très mauvais état de la route. Pourtant, cet axe dessert de grandes universités. Les autorités avaient annoncé qu’elles allaient achever les travaux qu’elles avaient entamés, mais elles se sont arrêtées au niveau de Morikantéyah. Le chef de quartier est bien informé de la situation, mais je pense que cela ne relève pas de ses compétences. C’est au ministère des Travaux publics, qui dispose du budget pour ce type d’infrastructures, de nous aider à bitumer cette route », a-t-il insisté.

Reste à savoir si ces appels seront entendus par les autorités, alors que ces axes sont très fréquentés par les usagers.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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