L’interdiction de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets plastiques à usage unique continue d’alimenter le débat en Guinée. Si la mesure est saluée par ceux qui y voient une réponse à la pollution et à l’insalubrité, elle suscite également des inquiétudes chez certains commerçants et consommateurs, qui déplorent l’absence d’alternatives clairement disponibles.
Pour M’mahawa Bangoura, vendeuse de sachets plastiques rencontrée au marché Bonfi, ces emballages sont profondément ancrés dans les habitudes des Guinéens. Du commerce aux achats du quotidien, le sachet plastique reste largement utilisé pour transporter et emballer différents produits.
« Nous sommes tellement habitués aux sachets plastiques que leur utilisation est devenue presque automatique. Quand on achète des habits, du savon ou d’autres produits, c’est généralement dans un sachet qu’on les met », souligne-t-elle.
Mais pour cette vendeuse, interdire les sachets plastiques ne suffira pas à faire disparaître l’insalubrité. Elle estime que la mesure devrait surtout être accompagnée d’une véritable politique d’éducation citoyenne et, surtout, de solutions de remplacement accessibles à tous.
« Qu’on interdise les sachets plastiques ou non, nos villes resteront sales si les comportements ne changent pas. L’être humain doit aussi prendre ses responsabilités. Mais avant d’interdire, il fallait nous proposer une alternative concrète, pratique et accessible, quelque chose de réellement meilleur que le plastique », a-t-elle ajouté.
Le débat autour des sachets plastiques dépasse donc la seule question de leur interdiction. Il pose également celle de la responsabilité citoyenne, de la gestion des déchets et de la disponibilité d’alternatives capables de répondre aux besoins quotidiens de la population.
Kadiatou Baldé pour lumiere224.com
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