Le gouvernement guinéen a décidé d’interdire la vente et l’utilisation des sacs plastiques à usage unique à compter du 20 septembre 2026, sur l’ensemble du territoire national. Ce mardi 15 septembre 2026, notre rédaction s’est rendue au marché Bonfi, dans la commune de Matam, pour recueillir l’avis des vendeuses et des consommateurs.
Aïssata Camara, vendeuse d’épices, a salué la mesure, estimant que les plastiques contribuent fortement à l’insalubrité de la ville.

« Ce que je vois, c’est que si le gouvernement interdit ces sacs, il a raison. Ces plastiques sont de vraies saletés, ils ne se décomposent jamais. Si tu en jettes un maintenant, la pluie le déplacera sans qu’il ne pourrisse. Les femmes n’ont qu’à faire l’effort d’acheter de petits sacs réutilisables et venir au marché. Autrefois, du temps de Sékou Touré et de Lansana Conté, c’est ce qu’on utilisait. Donc, s’ils interdisent ces plastiques, ce sera une très bonne chose. Pour l’eau, ils peuvent aussi proposer des petits bidons de 500 ou 1 000 FG pour ne pas pénaliser les plus pauvres », a-t-elle déclaré.
Même tonalité chez Mamaïssata Conté, vendeuse de sacs plastiques, qui appelle les autorités à promouvoir les nouveaux modèles réutilisables.

« Il y a des nouveaux sacs qui viennent de sortir. Nous voudrions que le gouvernement accepte qu’on travaille avec ceux-là. Une fois lavés, on peut les réutiliser. Mais ces sacs jetables, y compris les couches (pampers), doivent être complètement retirés. Les couches que vous voyez ne sont pas seulement mauvais à la maison, encore moins dans les rues : ils contribuent à l’insalubrité. J’invite tous les citoyens soucieux de la propreté à abandonner ces plastiques », a-t-elle lancé.
Modi Ibrahima Bah, vendeur de plastiques, a pour sa part indiqué qu’il se conformera à la décision des autorités. « À partir du 19 septembre, je ne vendrai plus ces plastiques, sauf si le gouvernement change d’avis », a-t-il affirmé.
Aïssata Camara a conclu en prodiguant un conseil à ses collègues ménagères : « Je conseille à mes camarades d’abandonner les plastiques et les couches, ça salit la ville. Il y a des petits sacs réutilisables à moins prix; elles n’ont qu’à se les procurer pour venir au marché. »

Selon la décision des autorités, à compter du 20 septembre, seuls certains usages spécifiques notamment pharmaceutique et militaire, pourront être autorisés à utiliser ces plastiques.
Mamadou Baïlo Bah pour lumiere224.com
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