Le quartier Kountia a été endeuillé dans la nuit de dimanche par un drame. Mariame Yombouno, 13 ans, a perdu la vie après avoir été frappée par la foudre, selon des témoignages recueillis auprès de ses proches.
Yacouba Traoré, son père adoptif, encore sous le choc, revient sur les circonstances de la tragédie.
« J’étais un peu éloigné du lieu du drame lorsque des enfants sont venus me chercher en courant. J’étais en pleine prière et je l’ai interrompue pour prendre immédiatement mon véhicule et me rendre sur place, malgré une pluie abondante. À mon arrivée, il y avait beaucoup de monde. Les gens criaient partout en disant qu’il s’agissait du courant électrique, ce qui a semé la panique et retardé les premiers secours. Nous avons tenté de joindre les agents d’EDG, mais ils n’ont pas répondu à nos appels. Face à l’urgence, j’ai fait appel à un électricien qui est finalement venu couper les fils afin de sécuriser les lieux. Nous avons ensuite transporté Mariame à l’hôpital, mais il était malheureusement déjà trop tard. Elle présentait des brûlures aux orteils et à la cuisse, selon les médecins », témoigne-t-il.
D’après Yacouba Traoré, Mariame était une jeune fille exemplaire et très attachée à sa foi.
« Elle venait de rejoindre l’islam. Cela faisait quatre ans qu’elle vivait avec nous. Les mots me manquent. C’était une fille exemplaire, très attachée à sa religion et assidue dans ses prières. Elle contribuait énormément au commerce de mon épouse et avait récemment commencé une formation en couture », confie-t-il avec émotion.
Sur les circonstances exactes du décès, son père adoptif précise qu’il n’a pas pu voir le corps. Toutefois, les personnes qui y ont eu accès lui ont affirmé que la jeune fille avait été victime d’un impact de foudre et non d’une électrocution liée au réseau électrique.
« On ne m’a pas laissé accéder au corps, mais ceux qui l’ont vu m’ont confirmé qu’il s’agissait bien de la foudre et non du courant », rapporte-t-il.
L’annonce du décès a profondément bouleversé la famille biologique de Mariame, originaire de Guéckédou.
« Le plus difficile pour moi a été d’annoncer la nouvelle à sa famille. Depuis qu’elle a appris la mort de sa fille, sa mère n’a toujours pas prononcé un mot », ajoute-t-il.
Mariame Yombouno devrait être inhumée à Guéckédou, où sa famille et ses proches lui rendront un dernier hommage.
Kadiatou Baldé pour lumiere224.com
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